Déambulation confinée 3


Pour notre déambulation confinée numéro 3, nous souhaitions aller à la rencontre d’Anne Sylvestre et nous avons fait appel à vos témoignages.
Nous sommes tristes, elle est partie la grande dame des Fabulettes.
Anne Sylvestre, complice des enfants. Elle savait s’adresser au cœur et à l’intelligence de chacun. Elle savait faire confiance à l’immensité de leur imaginaire. Poésies douces, tendres, poésies violentes quand cela était nécessaire. « Une sorcière comme les autres » disait-elle, sans concessions, parce que les enfants méritent d’être pris au sérieux, même si l’on s’amuse. Parce que le monde est beau, regardons-le, mais le monde n’est pas toujours beau, sachons-le.
Une chanson vous a-t-elle particulièrement ému(e) ?
Une Fabulette est-elle devenue l’hymne national de la famille ?
Vous connaissez par cœur ses chansons pour les adultes ?
Voici vos paroles… Merci, oh merci !

Bonjour Contelicot et merci pour ce moment avec Anne Sylvestre.
Oui c’est une grande tristesse de savoir qu’elle n’est plus avec nous. Elle m’a accompagnée tout au long de ma carrière d’institutrice de maternelle, et de ma vie de mère puis de grand- mère.
Du « volubilis tout lisse » (Madame Capucine) que chantait ma fille à trois ans (devenu un hymne familial encore présent plus de 35 ans après), à « Menthe abricot cerise »…
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    Lorsque Mathieu m’a annoncé la mort d’Anne Sylvestre, hier soir, j’ai presque pleuré un membre de ma famille. La « rescapée des fabulettes » que je suis avait oublié la chanteuse (que l’on n’écoutait pas à la maison) jusqu’au moment où, ayant des enfants à mon tour, je suis allée voir ce qu’Internet me proposait comme chansons d’elle, autres que celles que j’utilisais pour la vie de tous les jours : pour faire les lacets, manger l’œuf ou le dessert, ne pas se laver les mains…
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Et bien c’est le jour pour chanter « Grand   Saint Nicolas ! »
Un tube chez nous …
Et oui … Je me sens triste de ce départ, elle laisse néanmoins tellement de beaux textes … Des petits tatouages musicaux sensibles … Gravés pour longtemps dans mon cœur… Bonne idée ce petit collectage!
Au plaisir de vous recroiser Contelicot! Stéphanie Briot

Mon œil droit, ouvre toi, le gauche ne bouge pas, Un peu de soleil glisse sur le lit.
J’ouvre mes oreilles, et j’entends du bruit.
Le coffret « intégral » trône dans la salle de jeu, qui a elle-même détrôné le séjour depuis que nous avons trois enfants…
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Cliquez pour écouter « Le petit sapin »
par Maëlle, 5 ans et demi.
 

Et je me suis rendu compte que je chante toujours les Fabulettes !
J’avais ses disques… Ceux pour adultes. Je connaissais par cœur « Non non tu n’as pas de nom. Non tu n’as pas d’existence… ». Oui toute une époque.
Sylvie P.

« Moi, je confesse qu’autrefois je trouvais Anne Sylvestre un peu gnangnan et que je l’ai découverte bien plus tard.
Et ses chansons pour adultes, je m’en suis passionnée il y a peu ! Je trouvais cette femme mature d’une grande force intérieure… Je commençais à peine à l’apprécier à sa juste valeur et à l’aimer… quand elle a tiré sa révérence !
Denise R.

60 ans de carrière :
Anne Sylvestre remonte le fil d’une vie
en chansons

A écouter sur France-Culture

 Pour en savoir plus, retrouvez la série des cinq émissions spéciales en hommage à Anne Sylvestre sur France-Culture ainsi que les articles qui lui sont consacrés sur le site du journal Télérama

Déambulation confinée 2

Avez-vous eu la chance de vous téléporter à Paris  récemment ?
Cette fois-ci, nous vous emmenons au musée d’Orsay, pour rêver, rire et trembler devant l’exposition « Voyage aux pays des monstres ».
Une exposition consacrée au sculpteur-dessinateur-écrivain Léopold Chauveau, créateur de monstres, qui désignait ainsi ses monstres en 1939 : « Je dessine des monstres – bien gentils, bien doux, bien inoffensifs – bien ridicules à côté des monstres vrais et vivants qui bouleversent maintenant le monde. »

Comme pour notre déambulation précédente (le voyage à Chambord vous a-t-il plu ?), l’exposition parisienne est terminée, mais ce n’est pas un confinement qui paralysera nos élans, n’est-ce pas ? Allons-y ! (bien prendre le temps de regarder les deux vidéos successives).

Grâce à l’excellente idée des deux conservatrices du musée, commissaires de l’exposition, Claude Ponti, que l’on ne présente plus a été associé à la réflexion sur l’hommage rendu à Léopold. Ainsi naquit l’album « Voyage au pays des monstres »

En cadeau pour les enfants de tous âges, il est possible – et recommandé – d’écouter en podcast 5 histoires de Claude Ponti créées à l’occasion de cette exposition.

Et pour les adultes curieux, qui aiment les monstres ou qui n’aiment pas du tout les monstres mais qui ont quelquefois le temps d’écouter la radio quand les enfants sont couchés, il y a l’émission de France Culture « Être et Savoir » du 28 juin 2020 avec la participation de Sophie Van der Linden, écrivaine et – très grande – spécialiste de littérature jeunesse : «  Il y a un lien très fort entre le monstre et la peur. La peur dans la littérature enfantine est corrélée à la notion le plaisir. Le monstre sert à la fois à incarner ses peurs et aussi à frissonner d’aise devant ses représentations. »  Ce à quoi Claude Ponti ajoute : « le monstre sert aussi à supporter les parents qu’on a ! »

Pour en savoir davantage…                 

Déambulation confinée 1

Avez-vous eu la chance de vous téléporter à Chambord il y a quelque temps ?
Avant. Un an avant que le mot confinement ne devienne notre quotidien ? Non ?
Décidons alors que ce re-confinement servira à cela.
A voyager où l’on veut. Espace et temporalité nous appartiennent.

Nous vous emmenons au Domaine national de Chambord, pour découvrir l’exposition (aujourd’hui terminée) de l’artiste japonais Susumu Shingu
Les caravanes du vent, où « les petits moulins flottants ondulent sur le canal, les étendards claquent de tout leur jaune.  […] Et puis il y a ces formidables sculptures volantes que Léonard de Vinci aurait tant aimées. Susumu Shingu et lui se sont rencontrés, certaines nuits, à Chambord. Pour savoir ce qu’ils se sont dit, il faut  aller sur place et prendre le vent, comme les grands oiseaux sur le départ. L’architecte Renzo Piano, qui a beaucoup travaillé avec Susumu Shingu, le résume : « Il y a un fil rouge à la fois subtil et mystérieux qui relie entre eux les gens, les métiers et les architectures ».
(Source Connaissance des Arts 28/11/19)
Susumu Shingu pense aussi aux enfants. Il est auteur de plusieurs albums Pop-up édités par Gallimard Jeunesse. Pour vous faire partager ces structures exceptionnelles, nous avons choisi de commander pour nos prochains ateliers  le magnifique livre
Le voyage du vent. Il est possible dès maintenant de savourer cet album sur Youtube.
Notre coup de cœur « les Pop-up de Susumu Shingu » est ici.